L’agence Namibie crée « Les Laitiers Responsables » pour Candia & la coopérative Sodiaal

L’agence Namibie est fière d’avoir accompagné la coopérative Sodiaal & sa marque-phare Candia dans le naming des « Laitiers Responsables », une initiative d’ampleur engagée pour la revalorisation de la filière laitière française.

Claim d’appartenance & de reconnaissance, “Les Laitiers Responsables” se positionne comme une réponse concrète aux attentes des consommateurs en matière de qualité, fondée sur une charte d’engagement claire et différenciante pour créer un nouveau segment entre le lait conventionnel et le bio.

Exprimant à haute & distincte voix les engagements de meilleure rémunération des éleveurs, d’animaux nourris sans OGM, de lait de pâturage et de respect du bien-être des animaux, “Les Laitiers Responsables” entend parler avec franchise & clarté à un consommateur-citoyen en quête de repères.

 

un singe en hiver
un singe en hiver

Comme un singe en hiver

L’hiver n’est pas la saison la plus habituelle pour croiser un singe et encore moins dans nos régions. Et pourtant cette expression fait usage en France.
Comme un singe en hiver ?… on pourrait penser au pelage et se dire que l’expression évoque une bonne couverture thermique. Mais il n’en est rien, au contraire ! Cette expression exprime simplement l’air triste et déprimé d’une personne tout comme la nostalgie manifestée par les deux protagonistes principaux du film d’Henri Verneuil « Un singe en hiver ».

Schuss
Schuss

« Tout Schuss ! » : Haut les mains !

Le terme « schuss » vient de l’allemand signifiant «  coup de feu » et est l’apocope de « schussfahrt » qui désigne une descente directe, en suivant la ligne droite. Ainsi, celui qui, contrairement au débutant, n’hésite pas à descendre les pistes de ski « tout schuss » ira incontestablement à la fois tout droit et très vite, comme le ferait une balle tirée d’une arme. A celui qui entendrait « tout schuss » est donc conseillé de sortir de leur trajectoire.

Moon
Moon

Moon Boots : Au clair de la Lune…

21 juillet 1969, alors que l’humanité s’émerveille devant l’exploit qu’est l’alunissage de la mission américaine Apollo 11, Giancarlo Zanatta, lui, a les yeux rivés sur le design des bottes de Neil Armstrong qui l’inspirent. Le petit pas pour l’homme sera pour le fondateur de la marque Moon boots, « bottes lunaires » en français, le commencement d’un pas de géant vers une sucess story.

Rossignol
Rossignol

Rossignol : Rossignol de mes amouuuurs

On ne compte plus le nombre de champions et championnes qui ont chaussé des skis Rossignol et grâce à qui la marque a su gagner ses lettres de noblesse dans l’univers du sport d’hiver. Du ski alpin au snowboard en passant par le ski nordique ou le freeski, tous sont unanimes pour manifester leur amour à la marque française d’Abel Rossignol, jeune menuisier. C’est dans son petit atelier d’Isère que ce dernier fabriqua la première paire de skis artisanale en bois massif et lui donna son nom ailé.

Do you know the Crozets ?

On pourrait dire que les Crozets sont à la Savoie, ce que les spaghettis sont à l’Italie. Petites pâtes à base de farine de sarrasin, de forme carrée et emblématiques du patrimoine culinaire savoyard, leur nom est tiré de « crozetos » en rapport avec ce petit creux formé dans la pâte par le doigt. A ne pas confondre avec les crouzets qui vous mèneront, eux, en Provence!

Aujourd’hui, en période hivernale, difficile de ne pas croiser un crozet !

Fusalp
Fusalp

T’as ton Fusalp ?

Du haut de ses 65 hivers, Dame Fusalp, née dans l’atelier de deux tailleurs d’Annecy, propose des vêtements de montagne, certes, mais innovants & s’inspirant de la haute couture. Oui…, de la haute couture !  Bien que le fuseau existe depuis les années 1930, Georges Ribola & René Veyrat, ses fondateurs entendaient concevoir et réaliser le « fuseau des Alpes » – d’où le naming de Fusalp – à l’échelle industrielle.

Envie d’être la star des pistes & de téléphériques cet hiver ? Plus besoin de réaliser des exploits sportifs, enfile simplement ton Fusalp !

 

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On se pose sur la [marque] tarmac ?

Ah, sacré et trompeur Google trad, qui traduit le tarmac anglais en macadam !

Ce mot, apparemment sorti de nulle part & synonyme d’asphalte pour le commun des mortels,  désigne en réalité un matériau utilisé à la surface des routes, principalement dans un aéroport.

Or, T-A-R-M-A-C est bien une marque.

Avant d’être une marque de vélos ou encore une salle de spectacle, le tarmac est l’abréviation (certains diront l’apocope) de tarmacadam, contraction de l’anglais tar, « goudron », et de macadam. C’est à l’origine un matériau breveté par Edgar Purnell Hooley, fondateur de Tarmac Group Limited, l’une des plus grandes entreprises de matériaux de construction du Royaume-Uni, en 1901. Tarmac Group se positionne aujourd’hui sur les matériaux de constructions renouvelables & appartient au groupe CRH.

Michael Boumendil
Michael Boumendil

Le « bon nom & le bon son » par Michael Boumendil, Président de l’agence de l’identité sonore et du ​design musical,​ Sixième Son

Chaque mois, nous vous proposons d’interviewer des acteurs de la communication sur le volet : Qu’est-ce qu’un « bon nom » ? En existe-t-il un dans l’absolu ?

Ce mois-ci, c’est Michael Boumendil, Président de l’agence de référence de l’identité sonore et du ​design musical,​ Sixième Son, qu​e nous interrogeons​. Créateur entre autres du célèbre jingle de la SNCF, il répond à nos questions​ concernant la relation entre un « bon nom » & un « bon son ».

Y-aurait-il une correspondance entre les lettres d’un nom & les sons que vous composez pour les marques, tel que le sous-entendait Baudelaire dans son poème Correspondances (Les parfums, les couleurs et les sons se répondent) ou encore Rimbaud dans Voyelles (« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, voyelles ») ?

Je ​ne crois pas à la notion de correspondance car certains l’ont souvent pensée comme un déterminisme, une mécanique servile.
Cela exclut le choix et la stratégie. C’est un non-sens. ​L’alphabet de Beethoven (Le « pom, pom, pom, pom » du compositeur correspondait dans l’alphabet morse – trois points et un trait- au « V » de « Victoire », symbole des alliés) était avant tout un exercice de style​. Il ne faut surtout pas le prendre au premier degré. Si l’on croit à ce déterminisme alors les centres Leclerc devraient avoir la même musique que les chars Leclerc, les stylos Montblanc devraient porter la même mélodie que les crèmes desserts du même nom. Pas très futé, même si ce serait drôle. Non, il n’y a​ pas de​ correspondance pré-établie, ni redondance entre la lettre & le son mais ​il peut y avoir ​une complémentarité forte.

Comment cela doit-il alors fonctionner concrètement entre le couple nom/son ?

Quand on doit ​déterminer le territoire musical d’une marque et son identité sonore, quand on aborde, par exemple, le design ​musical du nom de marque industrielle d’une entreprise installée, on doit être dans une forme de distanciation avec le patrimoine sémantique de l’appellation, son histoire​. Nous devons venir enrichir un fond de marque déjà bien en place​…
A l’opposé, pour un nouveau service avec un nom sautillant comme Ouigo (SNCF), on accentue la personnalité phonique joyeuse à fond car tout le dispositif de marques en est à ses débuts​.
Il faut enfoncer le clou. Ce complément est à la fois fonctionnel, stratégique mais aussi émotionnel. Un mot s’inscrit toujours dans un cadre émotionnel. To slam dit déjà le claquement. Quand il s’agit d’un nom créé, il y a aussi toujours une intentionnalité sur laquelle jouer. Notre expertise, c’est finalement de savoir comment le faire pour amplifier le succès du nom, de la marque et de sa relation avec ses cibles de communication.​

Tous les noms & toutes les marques ne sont pas faciles à designer phoniquement. Certains le sont-ils plus que d’autres ?

Prenons l’exemple d’un nom qui serait phoniquement drôle mais qui qualifierait une marque qui ne l’est pas …
C’est un cas qui nous est arrivé. ​

On capitalise sur ce paradoxe apparent pour ajouter une dimension décalée ou impertinente à la marque.
L’effet de surprise a joué à plein, ce qui a apporté pas mal d’attention sur une marque qui avait un peu perdu de cette capacité à se faire entendre. ​L’évidence dans notre métier n’est jamais pertinence. Il faut toujours se demander qu’elle est la priorité de stimuli sonores que l’on veut faire passer : la compensation/l’enrichissement ou la continuité. L’évidence fait faire des bêtises ou conduit à du consensus sans valeur ajoutée. L’identité sonore « ventre mou » ​ne sert à rien, elle occupe de l’espace pour ne rien dire. Cela ​s’apparente à une pollution qui est le pire ennemi de la relation entre la marque et ses clients. C’est un sujet sur lequel Sixième Son s’est beaucoup penché, nous y avons consacré pas mal de recherches. La performance d’une identité sonore est très liée à cette capacité à interpeller sans trop polluer.

Et avec le logo, quelles synergies ?
La vraie question est comment rendre le couple son/logo plus juste, distinctif et plus fort en matière de capacité d’influence?
Je constate un nombre grandissant de loupés dans ce domaine, car il y a une forme de malentendu. Le son n’est pas là pour illustrer une animation du logo ou la rendre sympathique. Ce n’est pas un artifice artistique de l’animation. ​

Le son crée de la valeur pour la marque ​et​ pour l’expérience de marque. Son empreinte peut être très forte.
Pour que la synergie soit optimale, il faut penser le couple comme un dispositif de vocabulaire global, puissant fonctionnellement et émotionnellement. ​En cela, une entreprise qui changerait d’identité nominale, visuelle mais garderait ​exactement ​la même identité sonore risquerait ​beaucoup et a minima ​un décrochage sémantique.

Merci à Michael pour ce partage

Handicap
Handicap

L’évolution en douceur & en nuances de Handicap International

La nouvelle identité de Handicap international, fait plaisir à voir. Tout d’abord, pour le grand public, la cause de l’association ne peut laisser indifférent. Handicap international fait figure de quasi lovemark.

Pour les professionnels de la marque, le nouveau bloc-marque est un condensé d’intelligence stratégique & créative. La marque aux 35 bougies qui reste intacte et au nom inchangé, en Suisse ou encore en France, évolue par ailleurs.

Les initiales de la marque Handicap International sont ré-interprétées et la portée du bloc-marque augmentée. « Humanité & inclusion », bien plus qu’une signature & un état d’esprit, se hisse au rang de nom de marque. La mission prend corps dans ce « Hi », premier signe de contact entre deux personnes & marque de reconnaissance de l’autre dans son humanité. Toutes les lettres créent du sens comme par magie.

Petite subtilité : la marque Handicap International sera, pour l’instant,  conservée, notamment en France, où elle jouit d’une notoriété forte & soulignée de la signature « Humanité & inclusion ».

Le logotype enrichit encore la marque. La main, métonymie de la personne humaine, métaphore de la rencontre, de la proximité & de l’aide complète avec bonheur ce triptyque nom-signature-logotype.

Chaque élément apporte sa pierre à cet édifice compliqué, à l’équilibre ténu qu’est ce bloc-marque international.

 

 

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