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APRES AVRIL, OCTOBER ?

Après trois années sous le nom Lendix, la plateforme de financement pour les PME a attendu la fin du mois d’Octobre pour dévoiler sa nouvelle identité. Un nouveau nom, logo et un site internet design est né ! Tout sauf une coïncidence.

Ce changement de nom s’explique par une volonté de la marque à faciliter son développement à l’international, bien qu’elle soit déjà présente en France, en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas. La nouvelle plateforme de la société utilise désormais l’extension de nom de domaine « eu ».

October est « un nom simple, facile à retenir, qui va au-delà de la simple allusion au prêt », justifie l’ancien Lendix. Quel rapport avec l’activité de la plateforme ? Une question que le fondateur Olivier Goy éclaire en racontant que le nom est lié à l’histoire de Lendix qui avait été dévoilé au grand public à l’automne 2014.

De plus, outre ce naming décalé, le renouvellement de la charte graphique de la plateforme vient apporter fraicheur et modernité à la marque. Le nouveau logotype représentant un oiseau permet à October de prendre son envol vers de nouvelles ambitions : « débloquer tous les moments-clés de la croissance des entreprises européennes ».

Ce re-naming surprend pour ses évocations automnales. L’avenir dira si les PME se souviennent de cette audace sémantique à la Orange.

naming
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CA M’A SCOTCHÉ 

La marque Scotch fait elle aussi partie des victimes des noms de marque lexicalisés, à l’instar de Kleenex et Nutella qui l’aident dans cette rude épreuve..

« Je te sers un verre de Scotch ?»

En français, le mot scotch est pour la plupart du temps synonyme de « ruban adhésif », ce qui n’est pas forcément le cas outre-Manche.

En effet, «Scotch » est l’abréviation de Scottish qui désigne les Ecossais… à ne pas confondre avec le « Scotch » employé comme le synonyme de whiskey.

On constate que ce mot détient plusieurs personnalités suivant le pays où il est employé. Plus couramment utilisé pour désigner tous les types de rubans adhésifs, Scotch est à l’origine une marque appartenant à la société 3M et c’est l’ingénieur Richard Drew qui inventa le système de ruban adhésif transparent sous cette marque en 1930.

Maintenant, on réfléchira à deux fois avant d’employer ce mot !

« De disruption à prosommateur : 40 mots-clés pour le monde de demain » – Sébastien Claeys

De accélérationnisme à zoopolitique, Sébastien Claeys est un homme multiple : responsable de la communication et de la stratégie médiation de l’Espace éthique Île-de-France, enseignant aux Universités Paris-Sorbonne et Paris-Sud, rédacteur pour le magazine Socialter.

Dans cet abécédaire éclairé & éclairant, l’auteur analyse quelques mots émergents de notre pensée actuelle. Certaines entrées correspondent à des mots ou concepts existants et connus de tous tels post-démocratie, slow, disruption ou en plus récent nudge.

Certains, quoi que plus confidentiels, à l’instar de biomimétisme ou de transhumanisme – nourrissent nos débats contemporains.

D’autres encore relèvent du néologisme. C’est le cas de l’entrée : prosommateur. En amateur de mots, nous y flairons le mot-valise hybride de « consommateur » et pro (devant, en avant en latin). Le prosommateur serait un consommateur proactif ? L’auteur le définit ainsi : « Quand le consommateur se met à devenir producteur, on passe de la production de masse à la production par les masses ». Il s’agit donc d’un conso-maker (la création appelle la création) qui viendrait révolutionner l’industrie traditionnelle devenant lui-même un producteur. Là où le vertige sémantique opère, c’est que l’auteur nous renvoie dans un même article sur exopédia (rien à voir avec Expedia) ou néguanthropocène (joker ?) ou bien accélérationnisme. Notre époque se voit simplexicée (cf. simpléxité) ou décryptée par ces mots étranges et pourtant chargés d’un sens qui n’a pas fini d’affleurer.

Cette belle langue (et non novlangue)  d’aujourd’hui nous berce et laisse notre esprit vagabonder au gré de ces 316 pages.

De disruption à prosommateur : 40 mot-clés pour le monde de demain, S. Claeys, ed. Le Pommier !

 

 

 

excelia
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Sup de Co La Rochelle devient Excelia Group avec Namibie

Le Groupe Sup De Co La Rochelle (GSDCLR, si, si), groupe d’enseignement supérieur depuis 30 années était l’une des dernières écoles dites de « commerce » à voir figurer la mention ‘Sup de Co’ dans son nom.

Le Groupe était conscient de la personnalité vieillissante de son appellation, de moins en moins adaptée aux attentes des cibles étudiantes et entreprises. Il a donc décidé de sortir de sa zone de confort et de prendre son envol vers une nouvelle marque portant un plan stratégique et de nouvelles ambitions.

Dans un contexte où le monde de l’enseignement doit faire face à des mutations complexes et multi-échelles, GSDCLR devait également enclencher sa métamorphose.

L’un des enjeux de ce changement d’identité est l’internationalisation. En effet, « Groupe Sup de Co la Rochelle » difficilement prononçable en anglais (soup de co) et trop marqué localement, pouvait être un frein au développement du groupe au-delà du territoire rochelais.

Parmi les différentes agences consultées, GSDCLR a fait le choix de confier la mission d’accompagnement de sa transformation et de création de son identité corporate à l’agence Namibie, experte dans ce domaine.

Dans le cadre de l’accompagnement de Groupe Sup De Co La Rochelle, Namibie a suivi une méthodologie participative en plusieurs étapes :

  • Immersion et définition de la marque avec l’interne, les parties-prenantes et les étudiants
  • Co-création de l’identité 
  • Sécurisation linguistique et juridique 
  • Définition de l’architecture de marque Groupe

Le temps de cette métamorphose et le nom Excelia voit aujourd’hui le jour pour être révélé.

Le nom EXCELIA, né de l’association des mots « alliance » et « excellence », vient apporter de la disruption et de la fraîcheur au milieu des appellations du secteur et fait montre d’agilité et de pérennité.

EXCELIA s’affiche tel un dyptique ambitieux :

  • Au travers de l’excellence, EXCELIA évoque une dynamique d’apprentissage d’exception fondée sur la qualité d’un enseignement théorique & pratique et l’effort & l’investissement de l’apprenant pour une employabilité optimale. EXCELIA connecte l’apprenant aux réalités économiques et bâtit des leaders responsables et engagés. EXCELIA inspire une réponse aux exigences académiques de professionnalisme par l’expérience. L’excellence prônée est un tout qui dépasse celle des savoir-faire pour exprimer l’excellence relationnelle du savoir-être.
  • Par l’alliance, EXCELIA met en avant une hybridation des compétences transmises, acquises et partagées. EXCELIA décrit l’accompagnement au développement personnel & cognitif de l’apprenant d’une part et au développement économique de la région d’autre part. L’appellation donne également des ailes, de l’ouverture et de l’accélération aux apprenants en les connectant aux valeurs d’un réseau : capital humain, appartenance, intéractivité, complétude, diversité et universalité.

Euphonique, rassurant et porteur de sens, le nom EXCELIA véhicule un sentiment global de réussite et justifie un sentiment de préférence.

Nous croyons que le nom Excelia saura se distinguer en étant ambassadeur d’une « Éducation augmentée ».

Algeco
Algeco

OUT OF THE ALGECO !

« Ils ont mis des Algeco sur le parking de ma gare », « j’ai cours dans un Algeco » un Alge..quoi ? Voilà un mot que l’on entend souvent.

Savez-vous que le mot « Algeco » pour désigner ces préfabriqués qui servent d’habitation temporaire pendant les chantiers, veut dire Alliance et Gestion Commerciale.

Algeco, c’est avant tout une marque, un pionnier depuis 60 ans dans le secteur de la construction de modulaires temporaire ou définitive. 

Ces préfabriqués, à l’image déformée, ne cessent d’évoluer vers des constructions de plus en plus élégantes, confortables et fonctionnelles.

En France, on emploie régulièrement le terme « Algeco », marque déposée et protégée à l’international pour désigner des constructions modulaires. Il s’agit d’un abus de langage. Un peu comme on le fait pour le réfrigérateur (qui renvoie bien à l’objet en question) et le Frigidaire (qui correspond lui au nom de marque, déposé depuis 1918) ou encore le frigo (qui est l’abréviation de ce nom de marque).

Mais si la marque n’avait pas existé comment aurait-on appelé ces fameux containers gris ?

On peut reconnaitre qu’Algeco est plus rapide à prononcer que « construction modulaire » !

Celine
Celine

CELINE PERD SON ACCENT… mais René l’a conservé

Au début du mois de septembre, la marque de luxe Céline gommait son accent aigu et devenait « Celine ». Non événement ? 

Pas pour la marque qui a justifié cette décision par un « souci de réduction et de pureté, à l’instar des collections de l’époque » et une envie de renouer avec l’esprit sixties de ses origines.

Une bonne marque, de surcroit grand public & mondiale se doit d’être lisible et prononçable simplement pour être mémorisable par ses cibles. C’est pourquoi le choix du retrait du tout petit accent de Celine a pu être motivé par d’autres raisons qu’un stratégique retour aux sources.

    • Tout d’abord une simplification à l’international.

    Un signe diacritique (par exemple, un accent) est un signe accompagnant une lettre pour en modifier le son correspondant. Certains alphabets en possèdent. La cédille française , le ñ espagnol ou encore le Umlaut allemand sont des particularismes culturels peu exportables à une échelle internationale qui gomme toute aspérité pour parler au plus grand nombre.

    Malgré la nécessité d’user d’un espéranto citoyen du monde, pléthore de marques BtoC ponctuent toujours leur nom et sont pourtant loin de n’être que confidentielles ou locales :

    – Nestlé, Crédit Agricole, Estée Lauder ou encore L’Oréal ont conservé leur accent aigu. 

    – Courrèges arbore son accent grave avec fierté

    – Avec Moët & Chandon ou le créé de toutes pièces Haägen-Dazs, le tréma accède au rang de marqueurs iconiques

    Mieux, l’accentuation s’avère un signe d’authenticité qui enrichit l’univers de la marque et l’ancre dans son histoire.

    • Ensuite, une concordance entre la marque accentuée et son nom de domaine. Les IDN (Internationalized Domain Name) permettent depuis 2012 de ponctuer un nom de domaine. nestlé.com a été enregistré par la firme agro-alimentaire mais renvoie sur le plus international nestle.com.
  • Par ailleurs, au vu de l’encombrement de noms de domaine, insérer un petit accent dans son URL peut également permettre de passer outre un nom de domaine déjà réservé. L’accent dans le nom de marque constitue bien, dans ce cas précis, un atout.

    D’autres marques devraient-elles suivre le mouvement de Celine ?

    La présence d’accent dans un nom de marque ne représente plus de réel frein. Cela peut même être un élément distinctif de taille. Si le patronyme Citroën se prononce de manière très différente dans le monde, le retrait du tréma lisserait dangereusement la marque aux chevrons. L’accent, patrimoine immatériel de la marque ?

mots
mots

« Il nous faudrait des mots nouveaux »

Dans la famille des Brand-Books (ndlr : des ouvragres portant sur la marque), je voudrais « Il nous faudrait des mots nouveaux » de Laurent Nunez paru aux Editions du Cerf dont nous proposerons ici notre point de vue.

Dans cet inspirant opus, l’auteur, chasseur de mots fait sienne la croyance de Paul Valéry selon laquelle « tout est prédit par le dictionnaire ». Antinomique du métier de créateur de nom, nous direz-vous ? Que nenni. Car les dictionnaires sont des antres d’argile qui évoluent à vue d’oeil, de frontière et d’oreille.
Ainsi, L. Nunez explore les quatre coins du monde pour dégoter 13 pépites linguistiques à géométrie variable : des « curiosités » vivantes d’Europe (Espagne, Allemagne, Russie) ou glanées dans le latin antique, des « objets » inuktitut, yaghan ou tagalog.

Si toutes les entrées sont intéressantes, NAZ résonne plus. Issu de l’urdu, ce petit mot est en son pays aux antipodes de ce qu’il signifie chez nous puisqu’il désigne le fait d’être persuadé d’être aimé – par l’autre – d’un amour inconditionnel.

Voguant de Tolstoi à Gide, convoquant Roger Martin du Gard ou encore Dolto, l’auteur nous fait relire les derniers mots d’Aragon à l’unique Elsa.
Mais chuut, pas question de vous révéler la fin de cet opus, qui n’en a heureusement pas !

Néos de l'été
Néos de l'été

Les Néos de l’été #14 : Grrrentrée

Le temps d’une pause, d’une récréation, l’agence de naming Namibie s’est prêtée au jeu de définir les néo-concepts qui ont accompagné notre été. The last but not the least…

Grrrentrée, subst. fém., désigne le moment du grrretour de vacances pour la grrreprise et le dur grrretour aux réalités. Il avait le cœur un peu serré, c’était la grrentrée. Pourtant, il trottait, ses livres sur son dos et sa toupie dans sa poche

Etym. : du plus profond du coeur grr (« je n’ai pas envie ») et des vacances rentrer (« il le faut bien « )

Néos de l'été
Néos de l'été

Les Néos de l’été #13 : Véliplagiste

Le temps d’une pause, d’une récréation, l’agence de naming Namibie se prête au jeu de définir les néo-concepts qui accompagneront notre été. Rendez-vous 2 fois par semaine…

Véliplagiste, subst. masc., désigne une personne qui sillonne les plages de long en large en vue d’être admirée pour sa plastique avantageuse. Le défilé de véliplagistes amusait les aoûtiens.

Etym. : du latin velum (« voile ») et plaga (« large étendue »)

 

Néos de l'été
Néos de l'été

Les Néos de l’été #12 : Transattendus

Le temps d’une pause, d’une récréation, Namibie se prête au jeu de définir les néo-concepts qui accompagneront notre été. Rendez-vous 2 fois par semaine…

Transattendu, subst. ou adj,

A/ Sorte de chilienne ou de chaise longue

B/ Par métonymie : se dit de l’impatience ressentie à l’idée d’atteindre son transat durement mérité et de se détendre

Etym. : du français transatlantique et attendu

Locution adverbiale : Transattendu que, étant donné que. Transattendu que je suis en vacances, je vais beachiller sans complexe.