8 mars 2019 Marie-Lou

L’ESSUIE-TOUT, UNE ANTONOMASE CÉLÈBRE

Sopalin

Les Français ne servent pas d’essuie-tout mais de « Sopalin » ou encore de Sop’.

En effet, avec le temps, la marque Sopalin s’est inscrite dans la langue française comme un nom commun désignant n’importe quelle marque d’essuie-tout.

Mais SO-PA-LIN demeure bien une marque, née dans l’Essonne, rachetée par Kimberly-Clark puis revendue au groupe italien Délipapier-Sofidel en 2010.

Acronyme prononçable, elle provient des initiales de la Société du PApier-LINge/ Elle a été déposée à l’INPI en 1948 et est l’inventrice de ce produit en papier destiné à remplacer le linge pour les usages nettoyants.

Le Sopalin a beau être célèbre, cela ne le protège pas d’une forme de parasitisme. Etre une marque générique n’est pas toujours un avantage. La concurrence en joue : « je vous vends du sopalin, ma P’te Dame ? » qui n’est pas en réalité du vrai Sopalin®.

Aujourd’hui, l’italien Sopalin fait de sa faiblesse une force et joue on line de son statut de marque mythique, au naming inchangé, & aux objets cultes.

Cette marque d’après-guerre devenue forte souffre aujourd’hui de banalisation. Cette-dernière est-elle cependant inéluctable ? La valeur ajoutée du Sopalin sur le segment des essuie-tout, en croissance mais en panne d’innovation, est à questionner. La gamme actuelle tente d’apporter une réponse par un éventail de produits Sur-mesure, Maxi Absorb, L’Expert ou encore The Big One. Leclerc ne s’y est pas trompé et a opté pour la création du nom Mimosa, contre-type de la marque Trèfle (Délipapier-Sofidel)…

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