« Le bon nom » par Laurence Attali (EDF Energies Nouvelles)

Chaque mois, nous vous proposons d’interviewer des acteurs de la communication sur le volet : Qu’est-ce qu’un « bon nom » ? En existe-t-il un dans l’absolu ?
Ce mois-ci, Laurence Attali, Responsable Communication, EDF Energies Nouvelles, répond à trois de nos questions concernant la création de noms de marque et le naming.
 

Trois adjectifs qui te viennent quand je te dis un « bon nom » : 
Un nom doit être mémorisable. EDF se retient vite, en plusieurs langues. S’appuyer sur les initiales de l’entreprise réduit de fait les problèmes de prononciations à l’étranger et d’évocations culturelles complexes. Il doit être court : FNAC est un sigle concis, qui claque et dont le sens originel a complètement disparu derrière l’expérience de la marque. Enfin, un nom doit bien sonner. Il doit être agréable à prononcer et positif pour ses cibles et renvoyer à des univers d’évocation porteurs. L’Oréal est par exemple un nom quasi voyelles, ouvert et doux.

 

L’expérience de noms qui t’a le plus marquée :
Le nom d’une marque grand public, qui n’a pas vu le jour… Il plaisait tellement en interne qu’un juriste avait été missionné pour négocier le rachat d’un nom identique à une société tiers. Tout était prêt : le logo, le territoire de marque…  Finalement, c’est l’évidence qui a pris le dessus et un nom plus direct a été choisi…

 

Le meilleur nom selon toi, tous secteurs confondus :
Orange, Apple, des fruits tellement décalés par rapport à leur univers d’origine, les télécoms, la technologie. Cela crée des territoires disruptifs, aspirationnels et vecteurs d’émotions…
Merci à Laurence Attali pour ce partage.
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