NOM DE VOITURE

Le monde de l’automobile possède ses codes propres en matière de noms qui répondent à une double tension : les noms alphanumériques et les noms de fantaisie. Prenons la nomenclature de Peugeot à titre d’exemple.
Selon la légende, le zéro central, véritable marque de l’emblème, servait de trou pour la manivelle du démarrage moteur.

La premier chiffre des numéros marque l’appartenance à la gamme. La hauteur du chiffre est proportionnel aux dimensions du véhicule. Avec l’élargissement de la gamme, il n’y avait plus assez de chiffres et l’utilisation du double zéro au milieu du nom s’est faire jour. La série 100 renvoie aux citadines, les 200 aux petits modèles, les 300 aux berlines compact, les 4000 aux SUV, les 5000 aux monospaces compacts… Citroen oscille entre ses deux bornes en matière de nom. En 2014, nait le Citroen C4 Cactus. Il étonne, détonne et devient rapidement dans « le Cactus », un monoplace urbain qui pique, se défend, sait être peu dépensier en carburant et qui fort de la chanson de Dutronc, joue sur la French touch.

Comment, dès lors, parvenir à créer le nom adéquat pour un nouveau véhicule ? Le segment importe. Crée-t-on un nom de SUV ou un monospace ? La citadine Adam de Opel est à l’image du véhicule compacte, humaine et conviviale. Est-ce un véhicule électrique ? Dans quels pays le nom de marque devra-t-il parler ? Les modèles étant aujourd’hui destinés à voyager à travers les cinq continents, les noms de marque sont universels. La Volkswagen Up fait le parti de la simplicité linguistique et de la concision graphique, idéale pour badger le véhicule.