L’ADN parle de nous (4/11/20) : Se positionner sur le marché de la réservation des prestations de beauté en ligne, le cas de « Kiute »

La plateforme de réservation en ligne Kiute a pour ambition de rendre la beauté accessible à tous et de se positionner comme une plateforme de référence sur le secteur de la beauté. Mais comment construire une stratégie efficace face à Treatwell et Balinéa ?

Permettre aux internautes de bénéficier d’une solution de réservation en ligne simple en 3 clics dans 10 000 instituts de beauté, spas et salons de coiffure partout en France, tel est le défi de Kiute. L’objectif de la plateforme est d’accompagner les professionnels de la beauté au quotidien, démocratiser le secteur, créer de nouveaux rituels, redonner le pouvoir aux consommateurs, permettre à chacun de choisir ses solutions pour prendre soin de soi.

S’engager dans le soutien aux artisans de la beauté

Dans un contexte où les plateformes non-hexagonale d’ubérisation de la beauté et des services en général sont en pleine expansion, Kiute souhaite imposer une marque made in France engagée dans le soutien aux artisans de la beauté. Le tout en gardant en ligne de mire un développement international prochain. D’ailleurs, Treatwell est à ce titre présent dans toute l’Europe, Uala s’est développé en Italie, Espagne et Portugal sous la marque Uala, en France avec Balinéa et en Grèce.

Répondre à la demande croissante de digitalisation des acteurs de la beauté

Les Salons de coiffure et les instituts de soin étaient globalement en demande de digitalisation et de leviers de développement (33% de baisse de fréquentation des salons en 10 ans, 40% de créneaux vides dans les salons). Aussi, le marché de la réservation des prestations de la beauté n’était pas au niveau des acteurs de la Tech. C’est en partant de ces constats, que la plateforme s’est donnée pour ambition de mettre en relation les artisans et leurs clients.

En effet, la partie encore inexploitée du marché pèse 5 milliards d’euros, ce qui représente une opportunité sachant que le marché de la beauté représente 8 milliards d’euros.

De plus, il existe près de 120 000 salons en France et seulement 15% d’entre eux proposent la réservation en ligne (vs 226 000 médecins en France et 50% opposant la réservation en ligne, 175 000 restaurants et 57% proposent la réservation en ligne).

Créer une marque communautaire qui s’adresse à tous

L’identité de marque a été créée avec les agences Namibie pour le naming et types top pour le branding en collaboration avec les équipes internes.

Pour Namibie, le processus de création de la marque devait répondre à un objectif majeur : construire une identité nominale transversale, susceptible de séduire les femmes autant que les hommes, de parler à toutes les générations. Le choix s’est porté sur un nom concis, facile à prononcer, en phase avec les usages digitaux (le .com était disponible), en n’omettant pas la nécessaire résonnance internationale.

En termes de branding, la stratégie proposée par l’agence types top était simple : s’écarter des codes graphiques traditionnels du secteur de la beauté pour se mettre à l’égal des grands acteurs de la tech, tout en restant accessible à tous, avec un nom facilement mémorisable.

Les ambitions en chiffres :

– Marque #1 sur les soins beauté
– 30000 salons partenaires dont 20% hors France
– + 5 millions d’euros de CA supplémentaires dans les salons

CBNews parle de nous : KIUTE SE MET EN AVANT AVEC NAMIBIE ET TYPES TOP

La plateforme de réservations en ligne Kiute qui ambitionne de  » rendre la beauté accessible à tous « , née de la fusion entre Flexy et LeCiseau, fait aujourd’hui appel à deux agences pour gagner en visibilité sur le marché : Namibie et types top. Alors que l’agence de création devra lancer la marque autour d’un travail de naming (identité transversale, approche multi-générationnelle, en phase avec les usages digitaux) et lui assurer une résonance internationale, la seconde ; studio de branding et digital, gère en parallèle, tout son volet branding. Au programme de la collaboration, la conception d’un logo avec des lettres rondes et l’utilisation de contrastes pour être facilement identifié par les publics. L’objectif en clair, étant d’expliquer aux consommateurs qu’ils peuvent réserver des services auprès de plus de 10 000 instituts de beauté, spas et salons de coiffure partout en France, tant pour prendre soin d’eux-mêmes, que des autres.

#NAMIBIE LA WEEKLIE – 24/09

Dans la continuité de la Convention Citoyenne pour le Climat, un texte (Capital 21.09.20) imaginé par Barbara Pompili viserait à interdire les publicités vantant des produits dits polluants ou mauvais pour la santé. Dans le viseur : Nutella, McDo, des SUV polluants ou des offices de Tourisme incitant aux voyages en avion. Si l’on ne voit plus de campagnes pour des cigarettes ou de l’alcool, depuis la loi Evin, ceux-ci sont pourtant encore consommés. Si le livre Moi les hommes, je les déteste (BibliObs 01.09.20) est menacé de censure, il est en rupture de stock. Alors, comment interdire quelque chose sans tomber dans le contre-productif Effet Streisand (Wikipédia) ? Jusqu’où peut aller l’interdiction publicitaire ? Est-elle nécessaire dans le contexte actuel ?

La génération Z aime les marques

Si les Millennials sont critiques avec les marques, ils n’en restent pas moins attachés à elles. C’est une génération qui réconcilie les contradictions en étant à la fois connectée et solitaire, dans le plaisir et dans l’engagement, ambitieuse d’appartenir à une communauté tout en recherchant des services sur-mesure. En 2020, deux tiers des Gen Z (ADN Magazine 21.09.20) trouvent que les termes pour définir leur propre identité sont trop limitants. Ainsi des marques gender fluid (ADN Magazine 04.02.19) émergent tels que One DNA, ck all, Non gender specific™, réinventant l’expression même de leur cible avec créativité et vérité. De quoi donner du fil à retordre aux marques qui pourraient se positionner et se repositionner à l’infini pour plaire à cette génération qui ne souhaite plus faire de compromis. Alors, les consommateurs d’aujourd’hui ont le pouvoir parce qu’ils ont les moyens de faire des choix. En témoigne l’arrivée massive des scans produits (ADN Magazine 25.09.19) à l’instar de Yuka qui a bouleversé la pratique des courses. Ainsi, la publicité n’est plus le seul élément de décision à la consommation et les marques se voient poussées à faire mieux, à améliorer leurs compositions, leurs relations-clients, leurs impacts sociaux et écologiques pour rester dans la vie de leurs consommateurs qui ont nombre d’autres alternatives et qui cherchent des marques qui leur ressemblent. (Weeklie 16.09) Dans cette optique, fleurissent les paradoxales marques sans marques « sans marques » comme La Marque en Moins ou les marques explicites telles que La marque du consommateur ou Les produits libres de Carrefour.

L’ère du choix

Cette semaine, deux campagnes ont particulièrement retenues notre attention. La première, c’est la nouvelle campagne Uber Green (Le Parisien 08.09.20). D’ici à 2024, Uber ambitionne de ne plus faire circuler de voitures Diesel. Pour financer cette transition, la marque augmentera les tarifs de ses courses dès 2021. Dans sa dernière campagne en ligne, la compagnie de VTC invitait ses utilisateur.ice.s à adopter plutôt le vélo pour leurs trajets courts et Uber Green pour les plus grandes distances. Une prise de position audacieuse ? On peut se questionner sur l’appellation Uber Green, trop green-washing qui jette le discrédit sur la marque mère, non Green. Autre domaine mais posture proche : la marque de produits d’épilation Jolly (Youtube) a basé sa communication sur le fait que nous ne soyons pas obligé.e.s de nous épiler. Un langage de marque ultra-libéré déroutant qui nous confirme que nous sommes dans une ère de choix : les marques existent, à nous de choisir celles qui nous conviennent le mieux en connaissance de cause.

Le langage des nouvelles consommations

Malgré les conséquences désastreuses de la crise actuelle, on voit que les marques continuent d’avoir un impact important dans la vie de leurs consommateurs quand elles restent en harmonie avec les nouveaux modes de consommation des GenZ. Justement, comment s’adresser à ces consommateurs qui vont au-delà des simples messages promotionnels ? Comment accompagner ces mutations avec nos langages de marques ? Depuis quelques mois, on voit fleurir des noms de marques courts, adaptés aux contenus digitaux. On cherche des noms porteurs de sens, qui incarnent les principes d’authenticité et de sincérité recherchés par les millennials. La difficulté, c’est de ne pas tomber dans l’excès, de ne pas chercher à reproduire la formule qui marche à l’infini et à tous prix. Prenons le mot green par exemple : son utilisation diminue pour parer les accusations de greenwashing. On se pose alors la question du caractère grandiloquent du nom Uber Green. Dans le même cas de figures, d’autres marques automobiles ont fait un choix qui nous semble plus judicieux : Volkswagen a appelé sa gamme de voitures à faible taux de rejet de CO2 BlueMotion. Un nom qui évoque le caractère hybride, électrique, transparent de la voiture mais qui ne dit pas écologique et végétal. Toutefois, on reste encore ici dans la métaphore. Chez Namibie, on se demande si demain il ne sera pas plus judicieux de dire : Volkswagen NoCO2 et le prouver.

Vous en pensez quoi vous ?

À la semaine prochaine !

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#NAMIBIE LA WEEKLIE – 17/09

Depuis #MeToo, #Balancetonporc, #Balancetonrappeur, #Lundi14Septembre (France Inter 14/09/20) le grand public se plait à dire que la parole se libère. Chez Namibie, on soutient la parole libérée et on s’est demandées ce que cette expression disait de nous.

Par définition (Larousse), la parole est la faculté de s’exprimer par le langage articulé. C’est une action profondément humaine mais dont la liberté ne semble pas aller de soi, et on comprend pourquoi : dire c’est matérialiser (Namibie Weeklie – 10/09). À la vue de ces hashtags, on ne peut s’empêcher de penser que les réseaux sociaux ont développé un nouveau registre d’expression : plus direct, plus cru, sans détour. Ça va de soi, l’activité en ligne est permanente et la course à la visibilité pousse à une plus grande recherche d’efficacité. En 2020, on s’allège des formalités old-school qui nous pèsent pour dire notre monde tel qu’il est. Désormais, la tonalité digitale est un cri du coeur qui ne passe pas par quatre chemins. À ce sujet, Michaël Foessel, philosophe, parlait de « brutalisation des discours » dans l’ADN Magazine (04/20). Le hashtag, c’est donc la vraie voix des vrais gens qui fait émerger une expression quotidienne plus authentique et résililente. Un tournant qui a de quoi donner un coup de vieux aux entreprises d’hier qui communiquent comme avant-hier. À la question peut-on combiner sincérité et communication d’entreprise ? (Les Echos 14/09/20), la réponse est oui. Mais seulement si l’entreprise parle avec toute son humanité, sans lisser ses traits, sans se calquer indéfiniment sur ce-qui-est-cool-en-ce-moment. Pour aller plus loin, on vous invite à lire cette étude (WeAreCom 09/20) qui présente les caractéristiques d’une communication perçue comme sincère pour les Français.

Il s’en est donc passé des choses depuis l’expression d’hier jusqu’à celle d’aujourd’hui. Si la parole se libère, elle n’en reste pas moins difficile à libérer, en témoigne la sortie du podcast Fracas (production Louie Media) qui explore notre rapport à la parole. Aussi, on vous conseille vivement d’écouter ComingOut (production Spotify) un podcast qui donne la parole à des personnalités qui racontent leur coming-out, une autre expression intéressante… Les podcasts engagés ouvrent de nouvelles voies à la parole libérée et tissent des liens de plus en plus solides avec leurs auditeur.ice.s. C’est dans cette mesure que le studio Nouvelles Écoutes (La Lettre 28/09/2020) a récemment revu l’ensemble de son identité visuelle. Une nouvelle identité qui fait le pont entre le matériel historique des radios d’hier et les moyens infinis des podcasts d’aujourd’hui.

De parler d’hier et d’aujourd’hui, ça nous fait penser à la nouvelle identité de l’Armée de l’Air (Le Point du 19/09/2020). Un logotype et un renaming qui nous présente une marque qui n’oublie pas ses origines mais qui les transcende pour coller avec ses activités contemporaines : la découverte de l’espace (rien que ça). Dans la continuité de cette approche vers-l’infini-et-au-delà, l’application de rencontre Tinder (RTL 11/09/2020) lance une mini-série interactive à destination de ses utilisateur.ice.s. Une campagne qui reprend le principe phare de la marque : le swipe, comme un fil rouge de tous ses leviers d’expression. Super, les gestes parlent aussi !

À la semaine prochaine !

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#NAMIBIE LA WEEKLIE – 10/09

C’EST QUOI, TON P’TIT NOM ?

« Mal nommer les choses, jugeait Camus, c’est ajouter au malheur du monde. Ne pas nommer les choses, c’est nier notre humanité. » Ce sont les mots d’Eric Fottorino dans Suite à un accident grave de voyageur paru en 2013.

NOMMER LES CHOSES

Nommer les choses, c’est leur donner vie, c’est reconnaitre leur existence et ce n’est donc pas anodin. Ça ne vous aura sans doute pas échappé, mais les noms et les prénoms se choisissent dans un contexte et sont donc révélateurs d’une époque et d’un contexte. C’est ainsi qu’au printemps 2020, la France a vu émerger des prénoms évoquant l’espoir, Covid-19 et confinement obligent. Le nom constitue le premier contact entre soi et le monde, c’est le pilier de toute identité : autant pour les humains, les animaux (c’est quelle lettre cette année pour les chats ?), les lieux, les périodes, les courants littéraires et les marques. Un nom peut être bien vu ou mal vu, intelligible ou loufoque, bourgeois ou populaire. Il est le fruit de projections et il peut donc être subi. C’est ce que nous avons pu observer récemment avec la marque de bière mexicaine Corona, dont l’image et les recettes ont été impactées négativement de part son identité nominale avec un vilain virus épidémique. Pour tourner sa situation en dérision, la marque a temporairement retravaillé son nom début mars. Avis aux équipes marketing de Corona : on est prêtes si vous avez besoin d’un renaming.

MAL NOMMER LES CHOSES

Plus que de nommer les choses ou de ne pas les nommer, il s’agit aussi de ne pas mal les nommer, vous suivez ? Et nomme c’est plus qu’une ingénieuse utilisation de mots. La construction d’une identité de marque est un équilibre complexe. Si vous pouvez reconnaître votre cousine à son parfum, vous saurez sans doute également reconnaître des marques à leur  seule identité sonore, graphique ou iconographique. Ces éléments sont tellement importants qu’un mauvais choix peut créer la confusion. Un peu comme si toutes les personnes de votre entourage portaient le même parfum. On vous donne un exemple avec deux publicités, la première pour Groupama sortie le 4 février 2018 et la deuxième pour Adobe Photoshop sortie le 27 août 2020, l’identité sonore est la même. Dans ces spots, les deux marques utilisent la chanson « Shes a Rainbow » des Rolling Stones. De quoi semer la pagaille dans l’esprit des consommateurs français qui associaient jusqu’alors ce morceau musical à l’assureur.

NE PAS NOMMER LES CHOSES

Il est des choses qui n’ont pas de noms. C’est le cas de certaines maladies rares et de plusieurs émotions. Parfois, une langue ne permet pas de tout dire et l’on s’émerveille de découvrir de nouveaux qualifiants. C’était par exemple le cas en 2018 pour la marque de traitements antipoux Bye Bye Nits qui a choisi de se rapprocher du terme anglais lice pour éviter d’utiliser le mot poux, urticant en français. Alors, nommer, ce n’est pas forcément tout dire, mais c’est vouloir bien dire, ou en tous cas tenter de mieux dire. Dans ce sens, la marque Knorr a rebaptisé sa sauce Tzigane en Allemagne et le livre 10 petits nègres d’Agatha Christie apparaît aujourd’hui sous le titre Ils étaient 10. Vous avez d’autres exemples ?

À la semaine prochaine,

N.

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NAMIBIE MINUTE – LES MARQUES DE L’ÉTÉ ☀️

Les marques de l’été de Sophie font leur rentrée ! ☀️

L’été est bientôt fini et c’est le retour à l’agence.

Pour ce dernier billet quasi plus estival, nous vous proposons de décrypter les marques de la rentrée d’Emma, notre assistante cheffe de projets. ✨

7h00 : le réveil sonne. Pleine d’énergie, Emma sirote, en lisant les news, un bon café fait avec des capsules Starbucks Coffee. Vous qui en buvez régulièrement, vous savez d’où vient le nom, Starbucks ? Et bien, il fait écho à la passion d’un des trois fondateurs pour le roman Moby Dick écrit en 1851 par Herman Melville. En effet, un des officiers du Pequod, le baleinier du capitaine Achab se nomme Starbucks. D’ailleurs, l’un des fondateurs voulait appeler l’entreprise Pequod, les autres s’y sont opposés, et on les comprend. ☕️

7h30 : l’heure tourne, Emma file sous une douche chaude. En se brossant les dents, Emma pense à son super bronzage. Son nouveau dentifrice est un Melvita. Le nom de la marque 100% biologique d’origine ardéchoise est construit sur des mots qui évoquent la nature : –mel pour le miel, suivi du suffixe –vita qui signifie la « vie » en latin. ?

9h30 : Après une heure à suffoquer dans le métro à cause du masque, Emma arrive enfin à l’agence. Hop check du coude pour dire bonjour. Distances de sécurité obligent ! Elle a même le temps de reprendre un café avant sa réunion teams. Teams, en voilà un nom sympa ! Il remplace, depuis 2017, Microsoft Classroom, trop scolaire sans doute. Simple et efficace. ?

12h00: Pause déj ! Avec Mélody, Emma choisi d’aller chez Pokawa qui tient son nom de la contraction de Poké Bowl et de Hawaï d’où il est originaire. Logique et super bon. ?

16h00 : C’est l’heure de la pause. Emma décide de se faire un thé Yogi Tea. Un nom inspiré de la culture Yogi avec des produits bons pour le corps et des mantra bons pour l’esprit. Son mantra du jour c’est « Feel Good. Be Good. Do Good. », elle sourit en regardant la position de yoga qui figure sur le packaging. Emma trouve ça chouette et se dit qu’elle se mettra peut-être au yoga à la rentrée. ?

19h00 : La journée est finie, Emma va boire un verre avec son pote Sam qui fête son nouveau job. Elle commande son Monaco habituel et elle apprend grâce à Sam que le Monaco tient son nom de la couleur de ses ingrédients : le blanc de la limonade et le rouge de la grenadine rappelant le drapeau monégasque. ??

00h30 : Emma n’a pas vu l’heure passer. Avant de se coucher, elle mange une Pasta Box Lustucru. Un nom qui voit le jour en 1911 lorsque Albert Cartier-Millon, fondateur de la marque, décide de lancer un concours d’affiches pour ses pâtes. À la suite des résultats du concours, un banquet est organisé. C’est alors que Jean-Louis Forain, l’un des participants du concours absolument enthousiasmé par le repas qui arrive, s’est mit à chanter la comptine « c’est la mère Michel qui a perdu son chat ». Depuis, le nom Mèr’Michel désigne les pâtes sans œufs, et Pèr’Lustucru les pâtes aux œufs. Emma s’endort avec cette comptine dans la tête. ?

NAMIBIE MINUTE – LES MARQUES DE L’ÉTÉ ☀️

Les marques de l’été de l’agence Namibie font escale en Provence et plus particulièrement dans la région de Marseille ✈️
Les marques de là-bas oscillent peut-être plus qu’ailleurs entre poésie, clichés & parfois réalité.
Le ressac des calanques, les chants des cigales, le bleu des lavandes… Toutes ces beautés n’ont pas manqué d’inspirer des initiatives aux langages de marques qui sentent bon la langue de Mistral & de Pagnol mais pas que… ☀️
Ainsi la Compagnie de Provence dont la boutique historique se situe dans le Panier, un des plus vieux quartiers de la ville a été créé en 1990 et propose des soins naturels aux huiles végétales. Elle surfe sur un imaginaire fort lié au savon de Marseille dont les producteurs ont créé La-Marque-Collective-SAVON-DE-MARSEILLE pour faire reconnaitre leur production comme Indication Géographique (IG). Les Bastide, Petit Olivier, l’herboristerie du Père Blaize du nom du fondateur éponyme sont toutes nées de l’envie de valoriser les fruits de la terre locale. ?
Plus récemment et plus tournés vers la mer, sont nés des cosmétiques organiques MARSiHA, jeu sur le toponyme de la vie et la marque Pleine Mer, loin des clichés dont les tee-shirt bio nés du crowdfounding s’engagent dans la préservation de la Méditerranée en association avec Clean My Calanques !, application pour géolocaliser les déchets à Marseille… et les ramasser. ?
Nous ferons l’impasse sur les boissons marketéees aux appellations trop « typiques » (la bière Fada, La Cagole de Marseille) pour parler des marques de culture marseillaises. Si Le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, acronymisé en MUCEM a beaucoup fait parler de lui, il est l’arbre qui cache la forêt. Moinsss (c’est comme ça qu’on dit à Marseille) connues, la Vieille Charité, hospice du XVII ème siècle devenu centre d’exposition, la Friche de la Belle de Mai (quel nom magnifique !), lieu de création et d’innovation né de l’ancienne usine de la Seita, La Criée, l’ancienne halle aux poissons aujourd’hui centre dramatique ou encore le Silo font rayonner la cité phocéenne, au-delà des images d’Epinal ?
#marseille #naming

NAMIBIE MINUTE – LES MARQUES DE L’ÉTÉ ☀️

La Corse, île de beauté, sa mer, son maquis attirent, chaque année, des milliers d’estivants. Plus qu’un paysage, c’est un état d’esprit, une façon de vivre ✨

Les marques de là-bas ne s’y sont pas trompées. Elles revendiquent toutes leur origine et s’inspirent de leur territoire en distillant sa culture, ses traditions grâce à une langue locale aux mélodies ensoleillées ☀️

Cori Corsu, marque de tee-shirts solidaires, éco-responsables et engagée dans la protection de l’ile signifie « coeur corse ». Ayyo, toujours pour des vêtements, est issu du mot familier ayo et salue ses clients avec joie. Và Bè, spécialiste du tricot corse utilise une locution du quotidien dans sa marque synonyme d’un « d’accord » ou encore d’un « ça va ». ?

Au-delà de l’imaginaire du voyage, la Corse regorge de trésors naturels que de nombreuses marques ont décidé de mettre en valeur. C’est le cas de Nucca. L’idée ? Puiser directement dans les landes du maquis les meilleurs extraits de figue de barbarie, bourrache, coquelicot, mandarine ou lavande…Son nom ? C’est la traduction de « hellébore » en corse.

Ozia, « paresser, flâner » en corse, propose des jus sans sucre, sans eau, sans colorants ajoutés : du fruit  et rien d’autre.

La marque Casanera ou « maison noire » propose des parfums aux noms inspirés de lieux iconiques (Lozari pour rappeler une plage fameuse, Acqua di Lavezzi, du nom des iles proches de Bonifacio), de son climat (Giallu di Sole, « jaune soleil »).

L’origine corse fonctionne chez toutes ses marques comme un leitmotiv. Certaines signent Natu in Corsica, Fattu Qui, Made in Maquis, L’esprit du Maquis, Made in Corsica. La Paillotte 1768, elle, s’inspire de l’histoire insulaire : la bataille de Borgo de 1768 opposa les troupes royales françaises aux armées de la République Corse.

On vous prévient, essayer la Corse, c’est l’adopter ! ??

À la semaine prochaine ??

#corsica #southeast

NAMIBIE MINUTE – LES MARQUES DE L’ÉTÉ ☀️

Cette année plus que jamais, l’été rime avec régions françaises. ?? Ça vous dit un petit voyage au pays des marques basques ? ?‍♀️

Ce qu’on peut dire, c’est que les marques basques sont fières de leur origine. Elles vendent un état d’esprit Made In Pays Basque qui s’incarne dans des noms de marques logiquement inspirés par un imaginaire… basque. ✨

Quel dépaysement que de découvrir un naming en Euskara, la langue basque (mais vous le saviez, bien sûr). Les bières Eguzki et Eki de La Brasserie du Pays Basque sentant bon la langue locale, désignent, dans l’ordre, une divinité féminine de la mythologie basque et l’astre solaire. Des marques développées dans la continuité de leur aînée, la liqueur izzara, « étoile »  en Euskara. ⭐️

Les identités nominales sont des baromètres temporels à l’instar de 1910 Lartigue, Maison Laffargue, Pariès et Jean-Vier, des patronymes mythiques qui ont façonné l’histoire de la région.

Des marques plus contemporaines à destination des jeunes aficionados du surf mettent en lumière l’esprit de la Côte Basque aujourd’hui : Chipiron Surfboards (un chipiron, c’est ça), Parlementia (c’est le nom d’une plage très connue à Guéthary). Dans cette lignée, d’autres marques racontent la mer et transpirent la saison estivale comme Bask in the Sun et La Mouette Biarritz. ?

Mais notre coup de coeur se porte sur des marques plus identitaires qui ne manquent pas de rappeler d’où elles viennent pour dire qui elles sont : Akotzen inspirée par Acotz (ou Akotze en basque) un quartier de Saint-Jean-de-Luz, 64 qui aime son département des Pyrénées-Atlantiques, Quatre Plus Trois qui fait référence aux sept provinces basques et BTZ qui présente Biarritz comme the place to be en mode acronyme aéroportuaire.

Vous en connaissez d’autres ?

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NAMIBIE MINUTE – LES MARQUES DE L’ÉTÉ ☀️

Aujourd’hui, on vous parle de Méduse. ? (on sait que c’est un emoji pieuvre mais on n’avait pas mieux sorry) Une marque née dans le Puy-de-Dôme en 1946, compétitrice des sacro-saintes estivales Spartiates et Tropéziennes.

Selon le contexte, quand vous entendez méduse, vous pensez à l’animal-aquatique-qui-pique (cadeau ce petit reportage made by Fred & Jamy), au tableau de Théodore Géricault (visible pour de vrai au Louvre), à de chouettes chaussures de plus en plus hype pour courir dans les galets (c’est Cosmopolitan qui le dit). Et ça, c’est fort. Mais pourquoi un tel nom ?

À l’origine, ce modèle de sandale s’appelait la Sarraizienne en référence au Sarraix où Jean Dauphant, son créateur, exerçait le métier de coutelier. C’est vers les années 1960 que les vacanciers commencent à lui donner des petits surnoms : on la dit méduse à Paris, Mica aux Antilles, Squelette en Vendée, Fifi dans le Nord et Nouille en Auvergne. Finalement, c’est l’analogie entre sa fonction et ses caractéristiques physiques qui va l’emporter : un premier modèle blanc translucide dont les lanières pouvaient s’apparenter à des filaments de méduses lui vaudra ce nom. Un nom déposé à titre de marque par Humeau Beaupreau en 2004 seulement, soit 50 ans après la sortie du premier modèle. Incroyable. Un nom emprunté au dico et qui a finalement donné à son terme originel de nouvelles évocations. Vous suivez ? ?

C’est grosso modo le giga challenge d’une création de nom : twister la réalité ou s’en détacher pour développer un naming impeccable juridiquement avec un imaginaire de marque tout neuf.

Si ça vous intéresse, voici une petite liste de marques qui ont fait la même chose : Apple, Respire, Orange, Aigle. Vous en avez d’autres ?

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